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La prise de poids à la ménopause

Les facteurs facilitants

Tout d’abord, les statistiques donnent de la crédibilité à cette préoccupation, la majorité des femmes prennent du poids entre 45 et 60 ans. Les raisons en sont nombreuses, imbriquées et varient selon les femmes.

Le facteur hormonal

Contrairement à l’opinion répandue, la prise de poids s’établit et progresse surtout à la pré-ménopause au moment où le corps de la femme perd son aptitude à la reproduction.
La sécrétion de progestérone, hormone de la gestation, s’éteint progressivement et laisse seule en piste les œstrogènes, hormones de la féminité qui facilitent grandement la rétention d’eau et la prise de poids.
Ce découplage des 2 hormones ovariennes génère des cycles irréguliers, retards ou avances de règles avec un appétit majoré, une instabilité d’humeur et une prise de poids en marche d’escalier.

 

• Le traitement hormonal de substitution défectueux

S’il est institué à mauvais escient (trop fort ou trop tôt) et donc à contre-emploi, le traitement hormonal - THS - peut être responsable d’une exacerbation de ce surpoids.
De nombreuses femmes qui le redoutent préfèrent les hormones végétales dérivées du soja. Il est donc important de surveiller de près avec son médecin l’éventuelle prise de poids et ne pas se dire que c’est une fatalité.
Bien dosé, bien établi, le traitement hormonal de substitution, au côté d’une bonne hygiène de vie, peut même quelquefois permettre d’éviter la prise de poids de la ménopause.


• Le facteur psycho-social


Entre 50 et 60  ans, de nombreuses femmes traversent une crise de transition au cours de laquelle elles se sentent moins utiles, leurs enfants devenant souvent eux-mêmes parents, la routine professionnelle et conjugale s’installant. L’alimentaire peut alors devenir un refuge facile, compenser ce détachement affectif et se solder par une prise de poids.

 

 

• Thyroïde et rétention

La fonction thyroïdienne mieux protégée que la fonction ovarienne subit néanmoins l’effet de l’âge. La baisse même légère de la sécrétion hormonale réduit le métabolisme de base ainsi que les dépenses énergétiques et caloriques de fonctionnement.

Parallèlement, la filtration rénale perd en efficacité et favorise la rétention d’eau.

 

• Sédentarité et problèmes articulaires

L’âge et le surpoids conjugués facilitent l’usure articulaire et l’arthrose, fortement aggravées en cas d’ostéoporose débutantes. Genoux, hanches et vertèbres lombaires douloureuses réduisent l’activité physique et l’envie elle-même de bouger.




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